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30.01.2010

30/01/10

Tu es tout pour moi et plus rien du passé ne compte maintenant. Je veux que tu ressentes la même chose. Je ne renie rien, mais j’ai envie que tu fasses le ménage. Parce que je ne trouve pas ma place. Le contraire de l’amour, c’est l’indifférence. Je veux que les autres t’indiffèrent, et ce n’est pas le cas. 10 ans d’écart, ça me paraît soudain infranchissable. Et en un an et demi, je n’ai pas l’impression d’avoir fait le chemin nécessaire pour qu’on se trouve. Je n’ai pas confiance parce que tu ne me montres pas ce que je veux voir. Ou si tu le fais, je ne m’en aperçois pas parce que j’attends autre chose. Je veux être ton aventure, ta passion, ton quotidien et ton projet. Je veux être ton indispensable. Je veux que tu sois sans mystères. Et si ce n’est pas envisageable, je veux que tu me le dises et qu’on arrête.

02:47 Écrit par SaWaNa dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

24.11.2009

voilà pourquoi

j'aime pas
quand tu cries
quand tu soupires parce que tu es fâché
quand tu ne vois pas ce qui est important pour moi
quand tu n'as pas envie de me voir alors que je meurs de toi (comme dirait Circé)
quand tu me reprends ce que tu m'avais donné.


j'aime
quand tu me dis que tu me trouves belle
quand tu me fais des grimaces pour me faire rire
quand tu m'attrapes par la nuque
quand tu embrasses mon tatouage
quand tu me serres contre toi
quand tu me demandes de rester près de toi sur le lit
quand tu m'embrasses la joue pour que je me tourne de ton côté
quand tu ris parce que j'essaie de te faire mal
quand tu déposes soigneusement tes lunettes à côté du lit avant de te coucher
et quand tu ne penses à les mettre qu'après avoir traversé la pièce le matin
quand tu ris parce que je fais la moue
quand tu t'excuses de m'avoir blessée
quand tu vas te brosser les dents avant de revenir m'embrasser
quand tu as les cheveux un peu longs et la barbe de trois jours
quand tu me demandes si je te trouve vieux
quand tu me fais voir tes muscles après "TROIS JOURS DE SPORT!!"
quand tu m'envoies des baisers par texto dans la nuit
quand tu chantonnes le matin
quand tu fais "mmm" en mordant dans mes crêpes
   "     "    "       "       "       "        "      "    fesses
quand tu me caresses les épaules
quand tu me parles de la Corse
quand tu es jaloux
quand tu dis que je te surprends
quand tu t'appliques pour moi
quand tu soupires en dormant
quand tu me câlines au réveil
quand tu boudes parce que je me lève trop vite
quand tu prends un air ébahi parce que j'ai fait quelque chose que tu ne sais pas faire
quand tu te moques de moi parce que je dis des bêtises
quand ta langue fourche
quand ta langue fourche (bis)
quand tu fais semblant de chercher quelque chose en attendant que je le trouve
quand tu arrives tranquille en sachant que de toute façon j'ai tout prévu
quand tu dis que j'ai des "chlongues jambes"
quand tu m'écris je t'aime au dos d'une carte
quand tu me dis que tout va bien
quand tu bois du Coca après t'être lavé les dents
quand tu prépares mon bol de céréales, même si tu mets le lait dedans trop tôt
quand tu aimes ma tenue et que tu fais semblant de découvrir mes sous-vêtements pour la première fois
quand tu m'embrasses
quand tu te laisses embrasser alors que c'est pour te faire taire
quand tu rappelles le début de notre histoire.

Je resterai avec toi parce que je sais que tu prendras soin de moi, parce que je t'admire de te battre encore et toujours pour faire ce que tu aimes, parce qu'on sait rire ensemble, parce que je trouve qu'on se complète bien, parce que quand je suis avec toi je me sens forte, parce que tu es tellement beau que j'ai peur tous les jours de te voir kidnappé par une fille sublime, parce que j'ai encore du mal à croire que tu veux de moi, parce que je sais que je n'aurai jamais vraiment fini de te conquérir, parce que tu es détaché quand j'ai besoin d'amour et que tu deviens tendre et doux quand il faudrait dormir, parce que tu aimes mes blinis au saumon, mes pâtes carbo, mes crêpes framboise et mes cigares marocains, parce que même quand tu es en retard je suis toujours tellement contente de te voir, parce que quand je vois l'état de ton appart parfois et la quantité de linge sale dans ton armoire je me dis que décidément tu as besoin d'une fille comme moi, parce que tu me fais partager tes goûts, parce que tu sais trouver l'origine d'un problème, parce que tu sais calmer mes angoisses, parce qu'on aime faire l'amour ensemble et que le dimanche après midi c'est encore mieux, parce que Plume t'a adopté dès la première seconde et que tu as mis ma mère dans ta poche en 2 minutes, parce que j'ai tout le temps envie  de te faire plaisir et de te donner quelque chose, parce que la bague que tu m'as offerte est le seul de mes bijoux qui survive, parce que tu sais profiter du temps que tu as, parce que j'ai le droit d'écrire avec mon rouge à lèvres sur ta glace, parce que tu me donnes envie de m'améliorer chaque jour.
Je t'aime parce que tu es grandbeaufortintelligentetdrole, et parce que j'ai envie d'aller toujours plus loin avec toi.

11:38 Écrit par SaWaNa dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

06.11.2009

Une nuit chez toi, sans toi.

Je suis bien ici. Même sans toi. Enfin presque sans toi puisque je me suis enveloppée dans ton T-shirt le plus miteux pour avoir ton odeur sur la peau. Presque sans toi parce que j’ai acheté tout ce que j’aurais pu trouver dans ton frigo, y compris ces yaourts abricot-mangue que je ne suis pas sûre d’aimer mais qu’importe… Presque sans toi mais je me tiens comme si tu étais là. C’est une science que de s’étendre sur un lit devant un homme, sais-tu ? Disposer ses jambes de façon à faire saillir sa hanche, soutenir gracieusement sa tête, dompter ses cheveux et disposer harmonieusement quelques mèches faussement rebelles sur le front, et manier son bras libre en prenant gare de placer le coude près du ventre pour en camoufler le plis et l’épaule légèrement en arrière pour redresser les seins… tout un art, te dis-je !

J’entends bricoler la voisine et je voudrais voir la tête qu’elle a. Je me gave de Saint Agur et de Malesan. J’ai envie d’une cigarette. La tenir, la porter à mes lèvres, et l’allumer dans le noir. Je me trouve belle et effrayante quand je me vois allumer une cigarette face à un miroir dans une pièce sombre. Je me regarde et je prends un air insolent. La lueur du feu rend les yeux plus brillants et les miens plus noirs que jamais. Plisser les yeux comme si c’était ma propre cigarette que je cherchais à envouter. Tirer dessus pour faire entendre son crépitement. Former un nuage de fumée assez compact pour disparaitre presque complètement derrière. Et bien sûr reparaitre, la cigarette près de la joue, le poignet incliné, le coude posé sur la hanche, dans une position étonnamment désinvolte qui ne me correspond pas du tout. Mais j’ai arrêté pour te plaire et pour me prouver que je ne suis pas dépendante à un autre poison que toi. Je me venge sur le vin qui réveille ma gorge et endort mes angoisses.      

J’ai envie d’ivresse et de sexe. Que tu me prennes comme l’autre jour. Comme une putain un peu spéciale qui inspirerait de la douceur. Que tu bloques mes hanches et ma tête, une main sur mes reins et l’autre derrière ma nuque. Je veux t’entendre râler, je veux que tu me voies me tordre de plaisir. Je veux me sentir pleine de toi, t’être soumise le temps d’une étreinte, à la merci de tes moindres gestes. Me laisser retourner pour recevoir ta langue dans ma bouche pendant que tes doigts s’en prennent à ma poitrine, la maltraitent. Me cambrer pour appeler ton ventre contre le mien. Ouvrir les cuisses pour y laisser glisser ta main, ta bouche aussi. Me savoir douce où que tes caressent se promènent. Avoir le vertige et m’accrocher à toi. Regarder ce qui va et vient en moi. Offrir tout ce qu’il y a à offrir en me foutant de ce que tu penses de moi et de ma soudaine impudeur. Envoyer valser mes émotions le temps de me laisser submerger par mes sensations. En oublier de respirer, ne plus savoir le jour ni l’heure. Me rappeler seulement que c’est toi. Et dormir enfin, paisiblement, sachant que tu es là, tout près. Sans cauchemar.

 Dormir contre toi, la tête sur ton épaule et le visage enfouit dans ton cou. Comme des tas d’autres avant moi mais qu’importe… Aujourd’hui c’est moi. Rien que moi. Je voudrais me foutre de l’exclusivité. M’en tenir à prendre ce qu’il y a à prendre pendant que c’est mon tour. Après tout, j’en suis moi-même à ramasser les restes. Autant en laisser le moins possible aux suivantes. Mais le moins du peu, qu’est-ce que c’est ? Le presque rien ? Ok. La suivante n’aura presque rien. Et il n’y a déjà plus grand-chose en fait. Plus de mots d’amour : tous périmés, usés, salis. Plus de vrai partage non plus ; l’égoïsme règne en maître. Plus de découverte : « je sais ce que je suis, toi tu n’as rien vécu, et je n’ai rien à apprendre de toi », c’est ce que je peux entendre sans que ce soit dit. Il n’y a plus non plus de promesses : tu n’y crois plus et tu ne vois pas la valeur de ce qui a déjà été prononcé. Plus vraiment de rêve, de fraîcheur ni d’espoir : il y a eu trop de déception. Le passé a fait de grands dégâts et je ne me sens pas les épaules du futur.

Celui que j’attends me fera faire le tour du monde, et je me dirai que finalement, avec les autres je n’aurai fait que le tour du sexe. Il me donnera une place que je pourrai garder en toutes circonstances. Il inventera pour moi des mots que nulle autre n’aura jamais entendus. Il ne verra aucune tentation et n’aura envie que de moi. Férocement et tendrement. Il trouvera laides toutes celles qui ne me ressemblent pas et fades celles qui me ressemblent un peu. Il verra le diable partout où je ne suis pas. Il bercera l’enfant et soignera son avenir. Il méprisera ceux qui croient que le bonheur est ailleurs, et plaindra ceux qui n’y croient plus du tout. Tout sera neuf en lui et il rénovera mon cœur.

Et puis boum. Mon petit doigt me dit que ce type pourrait être toi ou n’importe qui d’autre. Ce n’est pas, comme on le dit souvent, qu’il faut savoir regarder ! Non au contraire et je m’en aperçois maintenant, il faut en réalité savoir fermer les yeux. Ne voir que le beau. Nier, ou mieux, oublier le reste. Le bonheur est quelque part entre la naïveté et l’aveuglement. Il faut rompre avec la suspicion, chercher à ne rien savoir. Puis-je t’aimer sans te connaître ? Montre moi seulement ce que je veux voir, dis moi ce que je veux entendre et croire, et je me rendormirai bien tranquille. Infâme. In / femme. Je ne sais pas être forte et optimiste à la fois.

Est-ce que l’espoir rend faible ? Moi j’ai de l’espoir pour notre avenir. Mais quand on me dit « sois forte » je me mets à haïr tout et tout le monde. A me méfier, à dévaloriser, désenchanter. Je te désenchante chaque fois que je suis jalouse, déçue ou en colère. Je suis capable de te haïr aussi fort que je t’aimais la minute d’avant. Je peux pleurer que tu ne m’aimes pas et rire de ne pas t’aimer non plus. Oh comme je suis laide et détestable et monstrueuse ! Toi aussi tu l’es. Je le sais. Mais toi, tu as trouvé je ne sais où la force d’être heureux seul et de te contenter d’être un parmi d’autres pour chacune (chacune… parmi les autres). Je t’envie et je te déteste pour ça.

 

00:44 Écrit par SaWaNa dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

11.10.2009

Vous avez le visage d’un ange, mais je me réjouis de voir que l’esprit, lui, est diabolique.

J’ai volé ton journal intime. J’ai honte. Je l’ai trouvé dans un sac sous ton lit. Je trouvais amusant de lire ta vision du monde, ado. Et ce que j’ai déchiffré m’a étonnée. Je ne comprends pas tout. C’est à la fois un ensemble d’essais philosophiques et un listing de tes amours et conquêtes. Maeva dont tu as tellement rêvé et dont tu parles presqu’à chaque page, alors que se croisent d’autres prénoms comme Camille, Marion (mythe autour de cette fille, on se demanderait presque si elle existe vraiment) ? Puis vient Claire et tout s’arrête après la page où l’on apprend qu’elle t’a trompé. Beaucoup de noms que je n’ai jamais entendus dans ta bouche et qui sont pourtant écrits des centaines de fois dans un si petit carnet. Que de réflexions sur l’amour, les mots d’amour aussi (« je t’aime = je veux être aimé »). Tu sembles tout-puissant sur tes émotions, tout est minutieusement détaillé. Et les filles s’enchainent et je me sens si banale. Moi qui rêve d’exclusivité, je ne peux rien espérer qui soit nouveau pour toi. Ta vision des choses de la vie leur enlève tout mystère et toute magie. La vie de couple, le besoin de l’autre, la définition de l’amour comme le sentiment du manque… une phrase m’a touchée : « je t’aime, sache que je le dirai à d’autres en ne le destinant qu’à toi ». Voilà ce que typiquement j’aurais pu écrire à Bart. Et cela n’aurait plus aucune valeur aujourd’hui. Mais quel poids ont ces mots chez toi ? Tellement de promesses, je ne t’oublierai pas, je veux t’aimer comme une sœur… Je t’aime est écrit à toutes les pages ou presque, mais ne concerne pas toujours la même. Et je ne l’ai jamais entendu, moi. J’ai peur maintenant parce que j’ai compris que tu aimes trop « les femmes » pour croire pouvoir en aimer une et une seule. « Toutes les femmes se ressemblent, et chacune est différente », n’est-ce pas ? De qui rêves-tu ? Que reste-t-il en toi de ce passé sentimental ? Quelles pages as-tu tournées ? Vois-tu la vie différemment avec moi (tu es un rêve apparu dans ma vie) ou suis-je un nouveau miroir pour toi (je ne me vois que dans les yeux des autres), as-tu laissé tomber le regard quasi divin que tu avais sur le monde pour en avoir un plus humain, moins sévère, plus naïf ?

Je ne sais pas quelle importance donner à tout ça. Tu as dit de Claire « je ne suis pas amoureux d’elle. Mais ne pas la perdre… je ne sais pas comment je vivrais le manque. » C’est cru, froid, glacial même. Est-ce que c’est vraiment toi qui a écrit et donc pensé une chose pareille ? Ce qui a pris beaucoup de poids pour moi, c’est le nombre de filles que tu as connues et le jugement que tu portes sur chacune. Tu te dis fou dans ton journal mais tu es loin de l’être. Par contre le mot monstre revient fréquemment aussi, et c’est celui là que je suis tentée de t’attribuer.

De quel droit ai-je fouillé, volé, lu ? Manque de confiance ? Curiosité maladive ? je suis condamnable. J’ai piétiné ton jardin secret, et je suis bien punie parce que j’ai peur maintenant. Personne ne semble digne de toi. Tu consens à partager ton lit mais tu dors mieux seul. Prendre la température d’un quotidien sans toi, je ne m'en sens même pas capable. Je ne te connais pas. Tu aimes le chocolat, Tchekhov,  Nougaro, les jeux vidéo (et un petit porno occasionnellement). Mais pour le reste... Ce que je veux, moi, c’est vivre avec une personne sur laquelle je ne me pose aucune question. J'aimerais te faire dire « ce que tu ne dirais qu’à toi ».

 

19:23 Écrit par SaWaNa dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

15.04.2009

Nouvelle nuit sans sommeil

Encore une nuit sans sommeil. Une nuit où je refais le monde, où je repense ma vie, où je « panse » mon enfance. Et des tas de rêves pour le futur se colorent de toi…

Une belle maison, une pièce rien qu’à toi, une autre rien qu’à moi, une chambre neutre et bien à nous. Une salle de bain avec une grande baignoire, de larges baies vitrées du côté de la mer et aussi vers le jardin plein de bambous. Il y aura une jolie tonnelle en bois et en ardoises où l’on pourra lire à l’abri, les soirs orageux d’été, en écoutant la pluie chanter sur les tuiles. Il y aura aussi un large hamac en tissus très doux, dans lequel on se laissera bercer par le vent, à l’ombre des arbres. Je m’y imagine déjà, lovée dans tes bras. Et quand je nous vois là, il y a toujours ce détail qui revient, c’est ta main ; ta main qui caresse mes cheveux et glisse sur mon ventre. Je ne sais pas pourquoi mais dans ce rêve éveillé qui me calme les soirs d’angoisse, toujours je vois mon ventre bien rond, plein de vie et de mystère. Tu me chuchotes des mots que pour l’instant je n’entends pas, parce que tu ne me les as pas dits. Mais l’air est très doux et tu as l’air heureux, et moi sereine.

J’enfile une grande salopette par-dessus un vieux T-shirt comme celui que je t’ai piqué avant que tu ne partes pour Nice. Je noue mes cheveux en une très longue tresse et tu m’aides à enfiler des baskets parce que je ne peux plus me pencher assez pour le faire toute seule. Et je commence à peindre les murs d’une chambre toute blanche et pas encore meublée pendant que tu grimpes sur quelque chose pour t’attaquer au plafond. La radio passe Nougaro, et tu chantes, et je te trouve beau et généreux.

J’essaie de revenir quelque années avant, je nous vois à l’autre bout du monde, sac au dos, carte en main, à la recherche de je ne sais quel temple ou source, en Asie ou ailleurs. Je te vois bouder un plat inconnu, et moi crachant quelque chose de trop épicé. Je ris en imaginant tes moqueries et l’eau qui me monte aux yeux et la gorge qui me brûle. Je nous vois au milieu de beaucoup d’enfants qui nous escortent jusqu’à un bateau. Je vois beaucoup d’arbres inconnus et de plantes exotiques. Je vois de délicieuses baignades dans une eau chaude et pure au milieu d’une forêt tropicale.

Je voudrais vivre toutes ces choses avec toi. Partir en terre inconnue pour te connaître mieux, découvrir et te faire découvrir ce qui plus tard n’appartiendra qu’à nous. Une histoire loin de toutes celles que tu as déjà eues, loin des attentes que je formule maladroitement et surtout loin de l’ordinaire, parce que je crois que l’on mérite de vivre ensemble des aventures extraordinaires.

01:37 Écrit par SaWaNa dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

12.04.2009

à travers la petite flamme

Encore une journée où je n’ai cessé de penser à toi. Mais une journée terrible parce que je suis fiévreuse, épuisée, et préoccupée par le concours de Paris. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai la conviction que je te perdrai si je ne l’ai pas. Et dans mon état je n’ai même pas pu travailler aujourd’hui. J’ai peur, et tu n’es pas là pour me rassurer. Je n’ose pas t’appeler, parce que je veux te faire croire que je ne suis pas si dépendante, que je m’en sors.

Ma bougie crée une drôle d’ambiance. Je n’arrive pas à savoir si elle me réconforte ou m’attriste. J’écoute « Shape of my heart ». Cliché. Et déchirant. Tu me manques tellement… J’ai la sensation d’être retournée malgré moi dans le monde de mes quinze ans, quand je croyais que la vie n’avait rien à m’offrir, que ma douleur serait toujours la même, et toujours inexplicable. Lumière tamisée, musique triste, solitude et larmes chaudes.

Que me dirais-tu si tu étais là ? Que tout va bien, sans doute. Que la fatigue et le stress me rendent fragile. Mais je crois que tu oublierais de me dire si tu m’aimes, et je serais plus triste encore. Tu ajouterais que je me fais du mal, que je me rends malheureuse sans raison. C’est peut-être vrai mais je ne comprends pas.

Ce que je voudrais là, maintenant, plus que ta présence, c’est de me sentir sereine. D’avoir la paix. D’être bien dans ma petite chambre avec mes bouquins et l’espoir que tu vas m’écrire ce soir. Seulement il n’en est rien ; une vague de trouille qui me dépasse et m’engloutit. J’entame ce que Cathy appelle mes « années de construction » avec plus de désirs que de pouvoirs, plus de hâte que de raison, plus de toi que de moi. Je ne me trouve pas. Je ne sais plus si je choisis ma voie en fonction de toi ou de mes propres désirs. Aucune importance si l’on considère que je veux être toute à toi et te plaire, mais j’ai peur de ne pas avoir de consistance, à force, et que tu t’en rendes compte.

De le dire me fait prendre conscience que je veux d’abord être. Pour avoir quelque chose à partager avec toi. Et non, comme je me le figurais, me dessiner comme si tu tenais le crayon toi-même.

Je me sens déjà mieux. J’ai compris mon erreur et je veux y remédier. Demain, aller en cours avec ce qu’il faut de concentration et d’aspirine, et lire, et sortir m’aérer (ce que je n’ai pas encore fait aujourd’hui, mais que je vais faire même s’il est tard), et suivre l’emploi du temps de la fille sérieuse et équilibrée que je veux être, et non plus celui de mon cœur perdu et paresseux par désespoir.

22:39 Écrit par SaWaNa dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

10.04.2009

trop loin

Tu es si loin. Ces dix jours me paraissent dix siècles, tu es à peine parti et déjà je me languis de toi. Je veux te voir, te toucher, te sentir. Je veux t’entendre me dire ce que tu ne me dis pourtant pas quand tu es là tout contre. Il y a soudain un si grand vide, une souffrance si absurde, je me sens ridicule et minuscule. Tellement petite dans un si grand monde quand tu es loin. Mais quel est ce mal ? Je sens pourtant l’interdiction que la raison me fait de penser à toi si fort, si longtemps (si tout le temps). Tu me l’interdirais toi-même, si tu savais combien je suis perdue. Combien j’ai peur. Combien je suis chagrin et peu fière de ma faiblesse. Je vis dans le souvenir et dans l’attente, comme si tu avais emporté mon présent et mon bonheur. C’est je crois, parce que tu es devenu à la fois ma vie et ma joie. C’est un fardeau bien lourd, et qui pèse sur ma poitrine autant que les minutes qui s’écoulent malgré ton absence. J’ai peur de t’aimer à la démesure, que tu mettes une fois de plus sur le compte de mon âge ces transports qui m’effraient moi-même. Oh je sais bien que je ne dois pas, que ce n’est pas ainsi qu’on aime pour toujours, qu’on ne construit rien sur un sol si tendre… mais que veux-tu, c’est mon cœur et il ne m’appartient plus. Il ne me reste que ce grand vide de toi qui m’emplit tout entière.

00:43 Écrit par SaWaNa dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

un instant

Je rêve à un instant hors du temps et de toute nuisance. Je poserai un doigt sur ta bouche et chercherai ton regard. Je m’allongerai tout près de toi et contemplerai ton visage. J’attarderai mes caresses sur ton front, tes tempes, et dans tes cheveux. Plus tard je m’assiérai sur le bord du lit et promènerai mes mains sur toi. J’ai envie d’apprendre ton corps, de cueillir des frissons sur ta peau. Je veux t’entendre soupirer, je veux fermer les yeux et écouter le drap gémir. Je veux voir tes mains cherchant quelque chose à agripper. Je donnerai du temps à chaque parcelle de toi, je respirerai ton dos et grifferai tes épaules, je frotterai ma main dans la paume de la tienne. Mais tu ne diras rien ni moi non plus. J’aime danser avec toi, étendue, sans musique, juste là. Je caresserai ton bras qui m’entoure, et ta main qui me tient. Je la prierai de ne jamais lâcher prise en dessinant dans ma tête les veines et les muscles que j’y verrai. Dehors il n’y aura aucun bruit, et je n’entendrai que ton souffle régulier. Il sera chaud derrière ma nuque, tout comme l’autre jour. Et avant que je m’endorme tu me diras, encore une fois, que je suis comme un rêve apparu dans ta vie. Et une fois de plus je sentirai dans ma poitrine comme un flot de lave déborder de mon cœur et me rendre brûlante. Je m’endormirai dans tes bras, comme l’autre matin, en savourant mon bonheur et ma chance.

00:42 Écrit par SaWaNa dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

un jour ou l'autre

Je comprends ta distance, parfois. Je respecte tes silences et ta solitude. Mais un jour, j’aurai besoin d’autre chose. Il arrivera un moment je voudrai dormir chaque nuit contre toi.

00:41 Écrit par SaWaNa dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

28 février 2009

Je pense très fort à toi qui es sur scène en ce moment. Je voudrais être dans la salle, j’aurais dû venir ce soir et partir vite à la fin, pour profiter de toi sans te voler ton temps. Je suis jalouse et possessive mais j’aime l’idée que tu sois aimé et entouré. Du moment que les grosses poitrines ne se montrent pas trop…

Quand je me sens triste de n’être pas avec toi je pense à toutes les belles choses que je t’ai entendu me dire. J’y suis sensible, j’ai très envie d’y croire sans me dire que j’y crois pour me rassurer. Je suis sur la voie de la certitude, c’est une bonne chose. Peut-être vais-je atteindre la « tranquillité » que tu possèdes ?

Je suis heureuse de t’entendre me dire que tu me trouves belle et courageuse. Je redoute la vieillesse et le relâchement du corps, je crains un changement dans ton regard. Je suis trop jeune pour avoir ce genre de préoccupation, mais un jour tu m’as dit que la beauté était quelque chose d’important pour toi, et moi qui suis femme je redoute bien plus que toi les années parce que tu seras de plus en plus beau, gagnant avec les ans de la prestance et du charisme, alors que je me rabougrirai comme un abricot que l’on fait sécher. Que fera le vaillant grizzli d’une chauve-souris froissée ? Penseras-tu en me voyant repasser du linge que c’est moi qui aurait besoin d’être lissée ? Je souhaite ne jamais lire mon déclin dans tes yeux. Mais la vie me promet déjà de ne pas m’excepter. Et je désespère car je me trouve trop jeune pour me soucier de ma santé. Je pensais être une fille un peu fragile mais dans un corps robuste, hélas la chair ne ment pas aussi bien que le cœur.

Si le temps nous soude et que tu me demandes de vivre avec toi les banalités de tous les jours, je me jure de faire en sorte qu’elles ne remplacent pas les bonheurs que l’on s’offre en ce moment. Je sais que tu as besoin de ta bulle et de temps pour toi seul. Et pourtant quand je rêve à nous je vois un couple qui sort main dans la main dans la nuit pour rejoindre, à deux, d’autres personnes. Ma folie me pousse plus loin parfois (comme ce matin lorsqu’au moment où je m’allongeais dans un bain chaud, la radio chantait Nougaro, et pas n’importe quelle chanson : Cécile). J’ai vu ton oreille collée à mon gros ventre, et ensuite ta main immense caresser le poing minuscule d’un fils qui serait aussi le mien (oui, je ne sais pas pourquoi, mais je suis certaine que ce sera un garçon). Et dans ce rêve qui sent l’huile aux amandes de mon bain, tu es heureux et tu m’aimes.

Si tu décides de rester dans le théâtre, je veux être à chaque représentation de chaque pièce dans la salle, et pas assise dans le coin d’une chambre à veiller sur un enfant en faisant semblant de ne pas penser à toi et à ma douleur de ne pas pouvoir t’admirer au moins autant que le reste du public. Je ne veux pas que tu te sentes étouffé, je ne veux pas te priver de ta liberté, et en même temps je ne veux pas rater une miette de ce que tu offres au monde dans lequel tu vis. J’ai aussi envie d’être libre et d’être forte, de marcher seule dans les rues au hasard de leurs noms, d’avoir froid dans le vent et de brûler à une terrasse, avec toi mais seulement dans le cœur. La vie des autres ne me fait pas envie. Mais je réalise que si elle est telle qu’elle est, c’est justement parce que tout le monde oscille entre ces extrêmes et le juste milieu ne convient à personne. Vais-je contre ton pragmatisme en rêvant que d’une manière ou d’une autre, nous y échapperons ? Que le bonheur d’être ensemble ne sera pas taché par les obligations que comporte une vie de couple ?

Tu serais terrifié de lire cela, j’en ai conscience. Cela ne fait que 7 petits mois, et je voyage trop loin dans l’avenir. Je suis déraisonnable mais cela me fait un bien fou. Et je me dis que si tu le lis dans quelques mois ou quelques années, si mes prédictions étaient justes, cela te fera plaisir de savoir que les rêves et les projets que je cache et que je couve de patience me sont nés à la première page de l’histoire.

Je me demande combien de fois j’ai embrassé ton épaule et juste au-dessus, la veine qui dans mon imagination transporte à ta bouche les mots de ton cœur qui me sont adressés. Je l’ai embrassée des centaines de fois en espérant faire grimper ceux qui calmeraient mes craintes, mais c’est finalement ta main, que j’embrasse aujourd’hui, qui me les a donnés, au dos d’une jolie carte que j’ai glissée dans le cadre en bois de mon miroir, à côté de ta photo. Tu ne peux pas imaginer combien cette carte de st valentin est précieuse pour moi, combien elle me réchauffe, m’apaise, me rassure, quand je ne peux pas être couchée contre toi.

Il n’y a que toi qui sois capable de calmer tous mes feux. Tu en attises certains, c’est vrai, mais tu as toujours le souci de me sentir sereine et cela me fait plaisir.

Là tout de suite, je m’imagine pour rêver encore que tout à l’heure tu viendras toquer doucement à ma porte, que je fermerai mon ordinateur sur lequel je t’écrivais pour aller t’ouvrir. Tu me diras que mes applaudissements t’ont manqués, que tu avais envie de dormir contre moi cette nuit (et ça tombe bien parce que mon studio est impeccable et n’attend que ta visite), et que tu veux d’abord me faire l’amour comme un fou parce que tu y as pensé toute la soirée…. Demain lorsque j’ouvrirai les yeux tu seras là, à me regarder, à me dire que je suis belle et que tu veux te réveiller chaque jour près de moi.

Sors de ma tête, grizzli chéri, laisse moi faire l’idiote et vivre avec désinvolture, et surtout reste bien près de moi, et embrasse moi souvent. Je sui contradictoire, je suis folle, et je t’aime follement.

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25 août 2008

Elle regarde et ne comprend pas. Dans le noir elle ne voit pas bien son visage et ses yeux semblent fermés. Pourtant elle croit entendre ses larmes et sentir leur chaleur. Il est comme un enfant, tout à coup. Elle se dit qu’elle n’avait jamais vu pleurer la pierre. Pourtant elle savait que le marbre avait un cœur, un cœur plus fragile encore que le sien. On ne met sous verre que ce qui est vulnérable. Et voilà que la cloche protectrice s’est brisée, que la faiblesse s’échappe, et vient mouiller ses joues. Alors elle sent qu’elle l’aime davantage. Que son sanglot la rassure. Qu’elle peut baisser les armes, les derniers petits boucliers qu’elle s’efforçait de maintenir entre son cœur et sa raison. Et c’est lui qu’elle sert maintenant sur sa poitrine, respirant ses cheveux, embrassant son front et ses paupières, devinant qu’il est le cadeau qu’elle attendait. Peut-elle espérer être pour lui ce qu’il est pour elle ? A-t-il seulement compris que tout repose maintenant sur ses épaules ? Elle gardera en tête que l’espoir panse presque toutes les blessures. Que la paix qu’elle trouve entre ses bras sera peut-être couvée par l’amour qu’ils pourraient, à tout hasard, partager…

00:39 Écrit par SaWaNa dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Du bout des doigts

L’appréhension fait place à la hâte lorsque le bout de tes doigts effleure ma nuque et mon dos. Tes baisers me griffent légèrement et je frissonne, ondulant malgré moi entre tes mains et ta bouche. En t’attardant sur mes seins du bout des lèvres tu parviens à me faire lâcher prise pour de bon, et du bout des doigts je te guide. Je sais que je brûle et l’espace d’une seconde je me demande si cela te surprend. Mais tu semble à l’aise en moi à présent et j’essaie d’oublier tes caresses pour fixer mes sens sur le vide que tu remplis enfin. Comme tu es doux.

Je cherche tes lèvres du bout de la langue, et je goûte à tout ce qu’elle rencontre. (Pose tes mains sur mes hanches, et du bout des doigts, impose-moi ton rythme. Je voudrais que tu me parles. Que tu me dises que tu m’aimes et que tu es heureux. Je voudrais entendre du bout de tes lèvres ce que je te crie du bout de mes doigts, agrippant tes épaules, te pressant contre moi, espérant qu’ arrivé au plus près et au plus profond de mon être tu entendes mon cœur et que tu y répondes. Qu’un bout de toi, un bout de nous, me reste à jamais.)

Je suis heureuse de pouvoir te sentir pour de vrai. Je caresse le bonheur, du bout des doigts… J’ai la certitude de n’être qu’à toi, et  l’espoir de t’avoir à moi seule. Je m’en veux de ne pas être tout à fait assez belle pour toi.

Je sens que tu vas jouir et je te sers plus fort en moi. Je cueille du bout des doigts un peu de sueur dans le bas de ton dos et la porte à mes lèvres. Je griffe ton cou et tes épaules et je me figure qu’il me restera un peu de ta peau sous les ongles. Je m’accroche à toi, à tes cheveux, au mouvement de notre danse, et je prie tous les anges du ciel pour que les mots qui me manquent viennent enfin. Si tu le voulais, tu me sauverais de ma noyade d’un simple chuchotement, bien sûr, du bout des lèvres. Mais tu n’en feras rien.

Reposant désormais sur moi tu sembles déjà loin. Et je cherche un signe. Guettant ton souffle encor irrégulier, écoutant ton pouls ralentir, essuyant de ton front la rosée de chaleur. Je cherche le goût de ta salive, il me semble que c’est aussi celui du silence que tu observes à présent et qui me fait si mal. Du bout des doigts je te repousse, du bout des doigts je te caresse. Mais même du bout des lèvres, tu ne diras pas ce que j’attends.

00:38 Écrit par SaWaNa dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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